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RUCHERS DU CAYOR
APICULTURE TROPICALE MODERNE
Français
formations gratuites
Vign_P1030593

CORPS DE RUCHE EN BOIS POSE 

SUR UNE RUCHE EN CIMENT

CES DEUX ELEMENTS ONT LE MÊME ÂGE.

              PROJETS :

1.    Initiatives :

              Cours gratuits d’apiculture :

La première session 2014 a eu lieu à Dalifort au profit de cinq élèves. Deux élèves sont en train d'installer leur premier rucher.

La deuxième session a lieu actuellement à l'EPT de Thiès au profit de dix élèves. Les cours pratiques démarrent bientôt.

2.Financements :

Depuis sa création, les Ruchers du Cayor n’a bénéficié d’aucun financement ou aide extérieur.

COMMENT FAIRE D’UN RECOLTEUR DE
MIEL UN APICULTEUR MODERNE ?


Il n’y a pas de méthode spéciale à ma connaissance ; je raconte mon histoire :

Je suis venu les trouver, ils étaient six et je leur ai demandé de m’apprendre
leur métier qui leur rapporte pas mal ; ils étaient tous enthousiastes et
chacun me faisait l’éloge de sa ruche héritée d’un brave grand-père qui était
le meilleur…. Ils sont des observateurs avertis de la nature et m’ont appris
beaucoup de choses sur les mœurs des abeilles de leur environnement ; en
fait chaque cas est différent suivant la flore du lieu concerné.

J’ai titillé leur curiosité en leur racontant l’histoire d’un apiculteur qui
récoltait plus de miel  en une nuit, que plus de dix comme eux en un an
sans tuer les abeilles.
Après plusieurs heures de discussion, ils m’ont autorisé à faire une démonstration qui devait durer
six mois. Avec l’équivalent de cinq euros (05€), j’ai acheté dans le bazar du coin
un sac de ciment avec mes six ‘moniteurs’ du moment.  Avec leur aide la ruche VAUTIER venait de
voir le jour et les ‘top-bar’ étaient faites de branches d’un certain calibre bien taillées avec un canif,
 une petite amorce de cire brute a complété le tout.
Une semaine après une colonie a été transvasée dans notre ruche horizontale que
nous avons protégée contre la pluie et la chaleur.  Cinq mois plus tard en Novembre, je suis
revenu et avec eux et nous avons fait la visite. Surprise !!!! Nous avons
récolté vingt-deux kilos de miel (10 cadres de miel operculé pesant environ 2,5kg)
en laissant le couvain avec un cadre de part et d’autre, ainsi qu’une grosse
colonie ; cela nous a pris trente minutes et le lendemain quatre heures
d’explications avec les dimensions standardisées pour pouvoir utiliser plus
tard un extracteur du commerce. L’apiculteur de cette petite histoire c’était
moi et ils l’ont compris.

De mon coté ce que j’ai compris : c’est que le paysan ou le récolteur de miel
est par moment réfractaire à tout ce qui peut changer ses habitudes et lui
faire faire des dépenses. La tradition chez eux est de construire tout ce dont on
a besoin et cette mentalité est fermement ancrée dans les esprits. Il est
stressé par tout ce qui est importé, car c’est trop "compliqué" et en cas de « panne » pas de
rechange; ils évitent la dépendance extérieure en utilisant les matériaux qui
sont à leur portée.

C’est pourquoi dès que les moniteurs des projets plient bagages, si les mielleries ne
sont pas fermées l’accès est restreint, les cadres ne sont pas rangés comme il
faut, les ruches en bois et les hausses comme les tenues sont utilisées à autre
chose ; en fait, on attend un autre financement de projet et la présence
d’autres moniteurs pour « relancer » l’apiculture du village.

Mes ’’moniteurs’’ sont revenus me voir en 2011 avec une partie de leur récolte, je
leur ai appris à faire de la maturation et mettre en pot de verre pour donner
plus de valeur. Nous avons réussi à vendre à Dakar le kilogramme à dix euros au
lieu d’un euros cinquante le litre. Maintenant ils sont vingt-deux personnes
dont deux femmes au sein d’un groupement du village.

Pour développer l’apiculture en campagne au Sénégal, sans être un donneur de leçon,
je pense qu’il faut utiliser les matériaux qui existent sur place et amener les
intéressés à acquérir cette volonté indispensable de s’améliorer, en
modernisant leur petite entreprise individuellement ou en coopérative.

Dans certaines localités les projets ont bien fonctionné, sauf qu’ils sont dirigés
par des personnes qui n’aiment pas partager leur statut de « chef » ;
parfois les autres qui se sentent comme des laisser pour compte vont jusqu’à
faire du sabotage.

J’ai été parfois mal reçu et souvent traité de fouineur quand je pose trop de
questions concernant la marche d’un projet dont j’ai eu vent par mes anciens
élèves. Je viens toujours vers eux en bénévole pour aider et c’est mal perçu
car pour certains, je peux dévoiler des "secrets"…. 



Le problème majeur pour les élèves qui sont à Dakar est de trouver
 un site acceptable, sûr et à leur portée pour s’installer.



Vign_2_session
la deuxième session 2014 à l'EPT.
Vign_session_dalifort

le colonel Dembélé

et la 1ere session 2014 de Dalifort.

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préparation des baguettes

par un stagiaire de Dagga.

Vign_P1030419

mise en place des amorces

de cire sur les baguettes

Vign_ruche_dagga

ruche équipée avant le transvasement de la colonie.

Vign_recolte

récolte des rayons operculés (environ 10 par ruche)

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les rayons récoltés sont rangés dans les ruchettes qui avaient servies de piège à essaim.

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